Veronika Trivunić : « Chercher une association sous la pluie »

Chaque départ est difficile, paraît-il. C’est particulièrement difficile pour moi car j’apprends le français depuis moins d’un an et demi. Cependant, le désir de travailler, d’apprendre, de rencontrer de nouvelles personnes et de découvrir de nouvelles choses m’a amenée ici.

J’ai passé une très belle semaine. J’ai travaillé toute la journée avec des gens que je ne connaissais pas jusqu’alors, mais j’ai réussi à trouver des moyens de m’améliorer dans tout ce que je fais.

Dès le lundi, j’ai vu la quantité de travail qui nous attendait. Mais j’en étais contente. Je voulais en apprendre autant que possible et j’ai ennuyé les gens autour de moi, surtout les filles de mon équipe, Agathe et Irena, avec des questions comme : « Et qu’est-ce que c’est ? Et comment on dit…? » Chaque fois que nous étions tous assis en cercle dans la classe, si je ne comprenais pas un mot, je savais que la personne assise à ma gauche ou à ma droite m’aiderait et m’expliquerait ce que je n’avais pas compris.

J’ai vraiment aimé travailler en groupe, avec des coéquipières attentionnées, gentilles et intéressantes. Chaque entretien était différent de ce que nous avions imaginé, mais on a passé l’épreuve avec succès et avec compréhension. Les traductions n’ont pas toujours été brillantes, mais nous avons pu nous comprendre. Travailler sur le projet impliquait également d’inviter des personnes importantes de ma région et d’organiser des réunions et des entretiens. Bien que le trac fût présent, j’ai pu réduire le stress et l’anxiété. Chaque fois que l’une de nous a dit « nous n’aurons pas le temps« , les deux autres étaient là pour la réconforter et lui répéter que nous arriverions à tout finir à temps. 

Les moments intéressants étaient à chaque recoin : de la recherche d’une association à travers la ville sous la pluie au sketch racontant aux autres un de nos entretiens avec un médecin.

J’ai passé du temps avec des gens dont je ne connaissais pas le nom le premier jour, et dont les souvenirs sont maintenant remplis de jolis mots et de sourires. Six jours, ce n’est pas rien. Dans toutes les situations, tout le monde était prêt à aider, et ça je l’apprécie vraiment.

Je me suis aussi liée d’amitié avec les filles de ma chambre. Certaines vous diront qu’elles m’ont entendu parler dans leurs rêves, d’autres que je les ai réveillées en pleine nuit. Pardon ! Mais dans l’ensemble, on s’est bien entendu. 

Je suis très heureuse et reconnaissante envers les merveilleuses personnes qui ont participé à ce projet. Je souhaite à tous un avenir brillant, plein de bonheur et d’amour. Des expériences comme celle-ci, je m’en souviendrai longtemps et je les raconterai. Je suis heureuse d’avoir fait partie de cette histoire et j’espère en partager encore beaucoup d’autres.